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Anatomie - Intervention selon Karydakis

  1. Physiopathologie

    Pendant plus de cent ans, l'étiopathogénie du sinus pilonidal a été considérée comme embryonnaire. Cette théorie a désormais été abandonnée. La pathogénie n'est à ce jour toujours pas entièrement élucidée. On considère actuellement qu'il s'agit d'une genèse multifactorielle. Selon celle-ci, le sinus pilonidal se forme sous la forme d'une dépression en forme de fossette dans le sillon interfessier, directement au-dessus du coccyx (DD : tube neural ouvert). Ici, un stress mécanique, en particulier en position assise (jeep driver disease), provoque un étirement des follicules pileux, qui finissent par se rompre. En cas de macération constante, des germes pénètrent et entraînent une inflammation aiguë ou chronique. La tumeur molle et pâteuse se propage par un système fistuleux fréquemment emprunté vers les côtés et, dans les cas extrêmes, jusqu'à l'anus.

    Un ou plusieurs des facteurs suivants constituent un facteur de risque pour le développement d'un sinus pilonidal :

    • Pilosité abondante Théorie : par un effet de perçage, des poils cassés sont enfoncés dans la peau, la force motrice étant les mouvements de roulement des poils entre les fesses (surtout en position assise). Le follicule pileux se ferme par la position assise et s'infecte. En revanche, 50 % des patients concernés ne présentent pas de pilosité excessive.
    • Sillon interfessier profond (surpoids)
    • Irritation locale
    • Antécédents familiaux positifs
    • Âge 15-25 Théorie (selon Bascom) : Les hormones sexuelles à la puberté entraînent des modifications dans les glandes annexes du poil. Au microscope, des follicules pileux hypertrophiés peuvent alors être mis en évidence. Avec l'augmentation simultanée des fesses (graisse/muscle), les forces de traction sur ces follicules sont accrues, en particulier à proximité de l'articulation sacro-coccygienne (site de la plus forte angulation). Les « pits » se forment. La position assise soulève la peau au-dessus du sillon interfessier. Cela fait qu'en cas d'ajout de chocs (siège non amorti, sport), la base du follicule se déchire et, par une « sorte de dépression », des poils libres et/ou de la kératine peuvent en quelque sorte être aspirés dans le pit. En revanche, le sinus pilonidal survient aussi chez des non-adolescents.

    Le principe de l'opération selon Karydakis est :

    • Aplatissement du sillon interfessier
    • Latéralisation de la plaie opératoire à l'écart du sillon interfessier. Des études ont montré qu'une formation de cicatrice sur la ligne médiane a tendance à entraîner significativement plus de récidives, une cicatrisation prolongée et un taux d'infection accru.

    Les avantages de la technique sont :

    • Lambeau cutané épais
    • Technique opératoire simple

    Inconvénient :

    • Les grandes pertes de substance cutanées ne peuvent pas être fermées sans tension. Ici, une plastie par lambeau de rotation, par exemple selon Limberg, est plus pertinente.
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