Remarque : Seules les complications pertinentes pour l'anastomose sont énumérées ici !
Insuffisance anastomotique
Les causes fréquentes d'une insuffisance de suture sont : une squelettisation non économe de la paroi intestinale (trouble de la perfusion), des sutures sous tension (déhiscence) ainsi que des hématomes intramuraux. Les irradiations, les troubles de la perfusion, le traitement par stéroïdes et cytostatiques, le catabolisme et les états de choc représentent d'autres facteurs de risque pour la suture intestinale.
Une adhésion physiologique insuffisante de la fibrine, les infections et les particularités anatomiques ou microbiennes favorisent également les insuffisances anastomotiques. Comme sécurisations supplémentaires extraluminales de la suture intestinale, on peut recourir à la couverture par le péritoine et l'épiploon, par un matériau résorbable tel que par exemple un filet de PGS, ainsi qu'à l'enduction de l'anastomose avec de la colle de fibrine.
Les infections et les troubles de la perfusion sont, selon l'expérience clinique et les études expérimentales sur l'animal, les causes les plus essentielles de l'insuffisance des anastomoses. La collagénase induite par l'infection, avec une dégradation accrue du collagène, entraîne une résistance réduite de l'anastomose. Une fuite peut, si le contenu intestinal parvient dans la cavité abdominale libre, conduire à une péritonite menaçant le pronostic vital. Si l'insuffisance est couverte, il se forme un abcès, qui peut évoluer en une fistule intestinale.
Abcès
Le détritus, les hématomes, les corps étrangers et l'accumulation de lymphe ainsi que leur contamination bactérienne sont à l'origine de l'abcès périanastomotique avec risque de perforation. Les anastomoses colorectales ou coloanales basses sont particulièrement exposées à de telles infections. La présence de matières fécales favorise l'infection et donc l'insuffisance et ses conséquences.
Des données expérimentales sur l'animal et cliniques rapportent qu'un taux abaissé de protéines ou d'albumine plasmatique et une perte de poids préopératoire significative (cachexie tumorale !) représentent des facteurs de risque pour la cicatrisation anastomotique.
Sténose
Les anastomoses intestinales ont tendance à se rétracter.
Les anastomoses rectales en particulier, exclues du passage des selles par une colostomie, se sténosent plus fréquemment. Une sténose est apparemment prévenue par l'effet dilatateur du passage des selles.
Infection de la plaie
Là encore, l'incidence dépend de facteurs très divers. Les plus importants sont : une faible défense immunitaire du patient (cachexie tumorale, diabète sucré, etc.), une chirurgie d'urgence avec forte probabilité de contamination, les interventions sur le gros intestin.